Fauteuil extérieur en Douglas

Après avoir récupéré du douglas sur un chantier, j’en ai fait un fauteuil, à la base c’est du bardage en claire-voie.

Petite étude du projet car un projet sans dessin c’est un projet loupé. Donc rien de bien dingue dingue, on étudie les angles, la hauteur d’assise et de dossier, la largeur. Je voulais un truc relax et assez large.

Ensuite, j’ai tracé une épure, comme ça il n’y a plus qu’a reporter les points sur les pièces pour les faire en séries. Étape obligatoire, on fait rien de bon sans épure et on s’y retrouve pas.

Le support de l’épure est du médium de 3mm, j’achète de grandes feuilles, ça ne coûte pas cher et ça peut servir de fond de meuble.

Il faut aussi penser à faire un tableau de débit propre…

J’ai réalisé toute l’ossature sans changer la section de départ de 4.5×4.5, c’est du solide. En 4×4, ça aurait sans doute été mieux, mais ça me faisait raboter un sacré paquet de bois. Les pièces de l’assise et du dossier ont par contre été refendues et rabotées à 4.5×3.

Pour les accoudoirs on ne voit pas les vis, je l’ai caché sous des bouchons.

Pour les assemblages, j’ai fait au plus simple, collés/vissés. Faire des mi-bois partout aurait été un minimum…Les côtés sont triangulés de partout, ça devrait le faire pour quelques années.

Pour les traverses d’assise et de dossier, je les ai coupés en butée pour être certain qu’elles soit toutes identiques, j’ai aussi fait les pré-perçage sur une perceuse à colonne et en butée pour me faciliter la vie. Ces pièces sont justes clouées à la pointe inox, c’est sympa et ça fait le job.

J’ai rajouté une croix de St André pour que ça se tienne et parce-que mes années de charpente ont modifiées ma façon de concevoir des objets.

Pour finir, j’ai mis un coup de ponçage sur tout les arrêtes vives. Pas de vernis, de lasure, de produit chimique ou d’huile, le douglas est classe 3 naturel, il devient gris avec le temps et c’est très bien comme ça.

Pour les prochains, je modifierai l’angle d’assise, de 12°, je passerai à 9° voire à 6° parce-qu’une fois au fond du siège, c’est un calvaire de se redresser pour aller piocher des cacahuètes.